Galerie d’art noir — Elizabeth Prouvost


Elizabeth Prouvost est une photographe française née en 1950. Impudences, Figures d’effroi, L’Enfer de DanteLes Saintes de l’Abîme sont quelques-unes de ses expositions. “Je ne comprends même pas ces fameux canons de la beauté. Il y a fort longtemps que j’ai pris la décision de faire le vide de toutes sortes de soumissions au réel imposé. Retrouver la violence de la sensation, l’instinct… On est bien loin de toute problématique de la représentation du corps dictée par la mode ou la culpabilisation.” — E.P.

(Agnès Giard, parlant Bataille, l’évoque sur son blog fameux
“Y’a-t-il une différence entre jouir et s’abîmer ?”)

Weird TV : L'Énigme d'Isodore Ducasse






Julien Gracq donnant la clé (qui n’en est pas une) des Chants de Maldoror : “Une œuvre où l’éclairage donné par le lecteur est souverain.”

Galerie d’art noir — Emil Melmoth


Emil Melmoth est un sculpteur mexicain. (Fantasmons qu’un jour Pavor Nocturnus illustrera une très (très) hypothétique édition collector de Pornarina, la-prositutée-à-tête-de-cheval.)

Bribes 5

“I wish women had never been invented—or men if you like—but since they exist, it is profitable to study them.” (Ernest Dowson, 13 November 1888.) J’ajoute dans la continuité plus ou moins logique cette exposition qui fait écho à mon travail sur le brouillage entre faits divers et fiction : “Hold It Against Me: The Veronica Compton Archive” de Nina Schwanse. (La figure de Veronica Compton est à explorer.)


[Bribes : 1. Restes insignifiants d’un repas, d’un aliment. 2. Petite quantité, fragment qui reste d’un tout.]

Weird TV : Stevie Williams, The Reason




(Rien à voir avec la littérature — avant cette vie de papier et de traitement de texte et de ténèbres factices il y a eu jadis un temps béni, un temps heureux où la planche était ma seule préoccupation. De ce temps pas si lointain devenu inaccessible me reste l'agression nostalgique de mai, du soleil, du vent chaud qui appelle ce qui reste du skateur en moi et lui commande de monter sur sa planche. Le skate est une discipline sacrée, sans règles, où la solitude se pratique au milieu des autres, qui pratiquent eux-aussi, à leur façon. Là-bas j'ai connu la liberté.)
L'extrait vidéo — où Stevie Williams montre toute l'originalité de son style — est issu de la cassette The Reason de TransWorld. Ça a toujours été mon morceau de skate favori, fétiche, le plus inspirant. C'est aussi un fragment de culture états-unienne urbaine. Et une pièce d'art.

Bribes 4

Il ne reste plus vraiment de traces de la-prostituée-à-tête-de-cheval. La dernière en date cependant : “Avec ce premier roman, Eymery nous propulse dans un univers complètement gothique, surréaliste et finalement totalement plausible !” — Le carnet de Marguerite. En dehors les publications récentes dans les fanzines Gorezine et Violences ont été fructueuses : trois de mes textes paraîtront en septembre dans Dimension Violences chez Rivière Blanche : merci à Luna Beretta et Artikel Unbekannt pour cette sélection. Le deuxième roman avance fébrilement. Pornarina traitait de la déviance. Celui-ci traitera du sordide. Corps, crimes, mélancolie. Aux Addams qui comme moi sont à la recherche de ces petits livres courts existentiels, horrifiques, criminologiques ou sexuels que nous aimons, je signale Trois crimes rituels, Marcel Jouhandeau, éditions du Chemin de fer, et Mon suicide, Henri Roorda, éditions Allia. J’ai moins apprécié Les Corps ravis, de Justine Arnal, toujours aux éditions du Chemin de fer, pas un mauvais texte, la langue est maîtrisée, Quignard est cité en exergue, ça parle grossesse, enfantement, corps, ça aurait dû me plaire, mais le symbolisme ambiant à la longue m’a usé, cela dit j’encourage la lecture de ce conte qu’on pourrait voir comme du Bertrand Mandico version littéraire.

[Bribes : 1. Restes insignifiants d’un repas, d’un aliment. 2. Petite quantité, fragment qui reste d’un tout.]

Barbie Mutilation


Ma (très courte) nouvelle “Barbie Mutilation” est au sommaire du dernier Violences (#6) — fanzine tenu par Luna Beretta. J'y parle Barbie et implants mammaires. C'est ma deuxième incursion dans l'univers du fanzine, après “Sept fragments sur l'art de fuir les femmes”, nouvelle parue dans Gorezine #1 — là encore tenu par Luna B.

Fanzine avec : A4 putevie – Luna Beretta – Nils Bertho – Pablo Boulinguez – Sarah Buschmann – Antoine-Toussaint Casanova – Henri Clerc – Pénélopr Corps – Fabien Drouet – Raphaël Eymery – Audrey Faury – François Fournet – Sébastien Gayraud – Tina Hype – Luce – Steve Martins – Michel Meyer – Guillaume Moinet – Tom Reck – Mathias Richard – Yoann Sarrat – Schweinhund – Christophe Siébert – Ssolœil – Tight – Miroslav Weissmuller – Wood.

Galerie d’art noir — Tod Browning

 

Tod Browning est un réalisateur états-unien né en 1880 et mort en 1962. Il est responsable d’au moins deux chefs-d’œuvres. Dracula — 1931. Freaks — 1932. Cette photographie extraite de Dracula figure à mes yeux la plus grande scène gothique jamais tournée.

Bribes 3

Bilan. Pornarina n’est plus présent sur la toile, plus d’actualités. Quelques mois seulement après, plus aucune critique en vue, etc. C’est le processus normal et bien connu. La surproduction. Les romans par centaines s’enterrent les uns les autres. C’est annoncé sur un ton neutre. Les autres projets avancent, celui sur l’Éventreur vient de surgir du sommeil à nouveau. Écrire un livre sur Jack peut paraître inutile. Pourtant malgré l’abondance des livres qui en parlent aucun littérairement ne me retient — excepté From Hell de Moore, la plus littéraire de toutes les ripperologies. (Quelqu’un connaît-il un livre à la littérarité confondante traitant de Jack ?) (J’espère l’écrire.) Au cinéma le même désert. Quelle adaptation sauvée ? From Hell ? Un navet ripperologique. La meilleure adaptation reste Jack l’Éventreur, le téléfilm de 1988 avec Michael Caine. On peut espérer mieux. (Quelqu’un connaît-il un film au réalisme confondant traitant de Jack ?) J’ai aimé le réalisme, le plausible, l’absence de spectacle de Mindhunter. La bande originale s’écoute en boucle. Il est une heure, je dois terminer un article sur Michael Cisco. Je dois écrire. Je dois finir de traverser Le Tunnel de Gass. Un chef-d’œuvre enténébrant.

[Bribes : 1. Restes insignifiants d’un repas, d’un aliment. 2. Petite quantité, fragment qui reste d’un tout.]

Galerie d’art noir — Hans Bellmer


Hans Bellmer est un artiste surréaliste né en 1902 et mort 1975. Il a créé La Poupée, “une fille artificielle aux multiples possibilités anatomiques capable de rephysiologiser les vertiges de la passion jusqu’à inventer des désirs”.
Lisez son livre édité chez Allia, Petite Anatomie de l’image.