Galerie d’art noir — Gerald Brom


Geral Brom est un peintre et illustrateur d’heroic fantasy états-unien né en 1965.

Mary Geli : Autopsie d’un dragon filiforme

 

Ma nouvelle “Mary Geli : Autopsie d’un dragon filiforme” est au sommaire du numéro 59 de la revue Décapage. Une créature attirée par le sexe mêlé de mort se trouve liée à Jack l'Éventreur, aux nazis et à Kim Kardashian. (Ce texte est une expérimentation en lien avec un livre en cours d’écriture, livre consacré à Jack l’Éventreur où sont mêlés criminologie, fiction, non-fiction, auto-fiction et sexualité contemporaine.)

Galerie d’art noir — Pierre Molinier


Pierre Molinier est un photographe et peintre français né en 1900 et mort en 1976. Son œuvre est un entrelacs de jambes.

Le Revenant — Éric Chauvier


Encore un livre Allia à la couverture magnifique (en photographie — un jeune Baudelaire, moustache, air rebelle, entrejambes crevassée). Le Revenant est signé Éric Chauvier. Comme Les Nouvelles Métropoles du désir ce texte n’a pas de genre. C’est un délire vaguement anthropologique et vaguement gore. On le lit en se questionnant sans cesse sur les intentions de l’auteur. Baudelaire y est ressuscité à notre époque. Il ère sous la forme d’un zombi. Il est zooscatophage. On l’émascule. Et cetera. Formellement Le Revenant est une réification du poète. Au fil de la lecture on saisit quelques pistes. Baudelaire le premier a dénoncé les vices de la modernité. Il y a une critique de notre époque, de l’individualisme, des zones périurbaines, de la mondialisation de l’économie, ce genre de chose. Mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel je l’ai trouvé dans cette succession de scènes horrifiques et de pointes mélancoliques. “Qui mesurera un jour ce qu’irradie au-delà du temps et de ses contingences l’esprit dégénéré de Charles Baudelaire ?”

Galerie d’art noir — Elizabeth Prouvost


Elizabeth Prouvost est une photographe française née en 1950. Impudences, Figures d’effroi, L’Enfer de DanteLes Saintes de l’Abîme sont quelques-unes de ses expositions. “Je ne comprends même pas ces fameux canons de la beauté. Il y a fort longtemps que j’ai pris la décision de faire le vide de toutes sortes de soumissions au réel imposé. Retrouver la violence de la sensation, l’instinct… On est bien loin de toute problématique de la représentation du corps dictée par la mode ou la culpabilisation.” — E.P.

(Agnès Giard, parlant Bataille, l’évoque sur son blog fameux
“Y’a-t-il une différence entre jouir et s’abîmer ?”)

Weird TV : L'Énigme d'Isodore Ducasse






Julien Gracq donnant la clé (qui n’en est pas une) des Chants de Maldoror : “Une œuvre où l’éclairage donné par le lecteur est souverain.”

Galerie d’art noir — Emil Melmoth


Emil Melmoth est un sculpteur mexicain. (Fantasmons qu’un jour Pavor Nocturnus illustrera une très (très) hypothétique édition collector de Pornarina, la-prositutée-à-tête-de-cheval.)

Bribes 5

“I wish women had never been invented—or men if you like—but since they exist, it is profitable to study them.” (Ernest Dowson, 13 November 1888.) J’ajoute dans la continuité plus ou moins logique cette exposition qui fait écho à mon travail sur le brouillage entre faits divers et fiction : “Hold It Against Me: The Veronica Compton Archive” de Nina Schwanse. (La figure de Veronica Compton est à explorer.)


[Bribes : 1. Restes insignifiants d’un repas, d’un aliment. 2. Petite quantité, fragment qui reste d’un tout.]

Weird TV : Stevie Williams, The Reason




(Rien à voir avec la littérature — avant cette vie de papier et de traitement de texte et de ténèbres factices il y a eu jadis un temps béni, un temps heureux où la planche était ma seule préoccupation. De ce temps pas si lointain devenu inaccessible me reste l'agression nostalgique de mai, du soleil, du vent chaud qui appelle ce qui reste du skateur en moi et lui commande de monter sur sa planche. Le skate est une discipline sacrée, sans règles, où la solitude se pratique au milieu des autres, qui pratiquent eux-aussi, à leur façon. Là-bas j'ai connu la liberté.)
L'extrait vidéo — où Stevie Williams montre toute l'originalité de son style — est issu de la cassette The Reason de TransWorld. Ça a toujours été mon morceau de skate favori, fétiche, le plus inspirant. C'est aussi un fragment de culture états-unienne urbaine. Et une pièce d'art.

Bribes 4

Il ne reste plus vraiment de traces de la-prostituée-à-tête-de-cheval. La dernière en date cependant : “Avec ce premier roman, Eymery nous propulse dans un univers complètement gothique, surréaliste et finalement totalement plausible !” — Le carnet de Marguerite. En dehors les publications récentes dans les fanzines Gorezine et Violences ont été fructueuses : trois de mes textes paraîtront en septembre dans Dimension Violences chez Rivière Blanche : merci à Luna Beretta et Artikel Unbekannt pour cette sélection. Le deuxième roman avance fébrilement. Pornarina traitait de la déviance. Celui-ci traitera du sordide. Corps, crimes, mélancolie. Aux Addams qui comme moi sont à la recherche de ces petits livres courts existentiels, horrifiques, criminologiques ou sexuels que nous aimons, je signale Trois crimes rituels, Marcel Jouhandeau, éditions du Chemin de fer, et Mon suicide, Henri Roorda, éditions Allia. J’ai moins apprécié Les Corps ravis, de Justine Arnal, toujours aux éditions du Chemin de fer, pas un mauvais texte, la langue est maîtrisée, Quignard est cité en exergue, ça parle grossesse, enfantement, corps, ça aurait dû me plaire, mais le symbolisme ambiant à la longue m’a usé, cela dit j’encourage la lecture de ce conte qu’on pourrait voir comme du Bertrand Mandico version littéraire.

[Bribes : 1. Restes insignifiants d’un repas, d’un aliment. 2. Petite quantité, fragment qui reste d’un tout.]