Galerie d’art noir — Françoise Duvivier


Françoise Duvivier est française. Elle se définit comme une art-brut artist. Ses collages rudimentaires et noirs — ici “Seule sur la table d’opération” — fascinent comme une photographie prise sur le vif,  qu’on voudrait voir et ne pas voir, d’un crime de Jack l’Éventreur. Elle parle “viande hurlante” et “souffrance irrémédiable” dans une interview sur damagedcorpse.com.

Galerie d’art noir — Juan Rivero


Juan Rivero est un artiste cubain né en 1976.
Il verse évasivement dans le Dark Surreal Art.

Bribes 6

N’ai pas vraiment l’âme d’un blogger. Aimerais écrire ici plus souvent. Pense depuis quelque temps à partager mon expérience de l’écriture et de l’édition — mais sous quelle forme ? Le deuxième roman avance bien, sera plus désespéré, beaucoup plus désespéré que Pornarina. Me demande qui le lira, qui aimera le lire. Quelques-uns des conseils d’écriture qu’on peut lire ici ou là n’y sont pas respectés. Ne s’y trouve notamment ni héros ni personnages attachants. Il faudrait que le lecteur s’identifie. Il ne pourra sûrement pas. Cela dit ai l’impression que ça fonctionne. Que l’ambiance, même poisseuse et sexuelle, se suffit à elle-même.

[Bribes : 1. Restes insignifiants d’un repas, d’un aliment. 2. Petite quantité, fragment qui reste d'un tout.]

Galerie d’art noir — Gerald Brom


Geral Brom est un peintre et illustrateur
d’heroic fantasy états-unien né en 1965.

Mary Geli : Autopsie d’un dragon filiforme

 

Ma nouvelle “Mary Geli : Autopsie d’un dragon filiforme” est au sommaire du numéro 59 de la revue Décapage. Une créature attirée par le sexe mêlé de mort se trouve liée à Jack l'Éventreur, aux nazis et à Kim Kardashian.

(Ce texte est une expérimentation en lien avec un livre en cours d’écriture, livre consacré à Jack l’Éventreur où sont mêlés criminologie, fiction, non-fiction, auto-fiction et sexualité contemporaine.)

Galerie d’art noir — Pierre Molinier


Pierre Molinier est un photographe et peintre français né en 1900 et mort en 1976. Son œuvre est un entrelacs de jambes.

Le Revenant — Éric Chauvier


Encore un livre Allia à la couverture magnifique (en photographie — un jeune Baudelaire, moustache, air rebelle, entrejambes crevassée). Le Revenant est signé Éric Chauvier. Comme Les Nouvelles Métropoles du désir ce texte n’a pas de genre. C’est un délire vaguement anthropologique et vaguement gore. On le lit en se questionnant sans cesse sur les intentions de l’auteur. Baudelaire y est ressuscité à notre époque. Il erre sous la forme d’un zombi. Il est zooscatophage. On l’émascule. Et cetera. Formellement Le Revenant est une réification du poète. Au fil de la lecture on saisit quelques pistes. Baudelaire le premier a dénoncé les vices de la modernité. Il y a une critique de notre époque, de l’individualisme, des zones périurbaines, de la mondialisation de l’économie, ce genre de chose. Mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel je l’ai trouvé dans cette succession de scènes horrifiques et de pointes mélancoliques. “Qui mesurera un jour ce qu’irradie au-delà du temps et de ses contingences l’esprit dégénéré de Charles Baudelaire ?”

Galerie d’art noir — Elizabeth Prouvost


Elizabeth Prouvost est une photographe française née en 1950. Impudences, Figures d’effroi, L’Enfer de DanteLes Saintes de l’Abîme sont quelques-unes de ses expositions. “Je ne comprends même pas ces fameux canons de la beauté. Il y a fort longtemps que j’ai pris la décision de faire le vide de toutes sortes de soumissions au réel imposé. Retrouver la violence de la sensation, l’instinct… On est bien loin de toute problématique de la représentation du corps dictée par la mode ou la culpabilisation.” — E.P.

(Agnès Giard, parlant Bataille, l’évoque sur son blog fameux
“Y’a-t-il une différence entre jouir et s’abîmer ?”)

Weird TV : L'Énigme d'Isodore Ducasse






Julien Gracq donnant la clé (qui n’en est pas une) des Chants de Maldoror : “Une œuvre où l’éclairage donné par le lecteur est souverain.”

Galerie d’art noir — Emil Melmoth


Emil Melmoth est un sculpteur mexicain. (Fantasmons qu’un jour Pavor Nocturnus illustrera une très (très) hypothétique édition collector de Pornarina, la-prositutée-à-tête-de-cheval.)