En lutte permanente avec moi-même pour écrire. Sentiment de plus en plus triste et vivace de la vacuité de la littérature. Des livres. Leur inadaptabilité à notre monde contemporain. Ou plutôt l’inadaptabilité de la littérature au marché de la littérature. C’est particulièrement vrai pour le roman. Moins vrai il me semble pour les documentaires — en tout cas je trouve plus d’intérêt souvent à la non-fiction. J’ai lu il y a des années un auteur (j’ai oublié son nom) qui disait en interview qu’il n’était plus capable de lire de fiction et se contentait des documentaires. J’avais pensé ça triste. Dans une certaine mesure, vingt ans plus tard ou presque, j’en arrive à un constat quasi similaire. Mais je résiste encore un peu. Les romans qu’on publie, qui marchent, sous-exploitent assez massivement les possibilités du roman. Il y a une sorte de gâchis perpétuel. D’absence de singularité. À me contenter de vivre à travers une histoire, je préfère encore le cinéma, qui me semble dans ses marges moins frontalement pauvre que le roman. J’ignore si ça fait sens.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire